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Résume du Rapport d’activités 2008 

programme de
Centres d’animation et mise en réseau des professionnels de l’enfance
En Cisjordanie et à Gaza

Projet soutenu par
- la Coopération Technique Belge
- La MAIONG en France
- La Voix De l’Enfant
- Le CCFD
- La Ligue Laïque de l’Enseignement
- Le SCAC de Jérusalem

Ce résumé du rapport d’activités rend compte des activités mises en place et développées en Cisjordanie et à Gaza par l’association les Enfants, le Jeu et l’Education et ses partenaires, dans le cadre du programme «Centres d’animation et mise en réseau des professionnels de l’enfance en Cisjordanie et à Gaza ». Ce programme se déroule sur une période de 24 mois et a reçu une subvention de 300 000 Euros de la coopération belge. EJE a reçu 90000 Euros correspondante à la première tranche du projet.
Ce programme a également reçu 255 000 Euros du Ministère des Affaires Etrangères en France avec l’intitulé « Les droits de l’Homme pour construire la Paix en Cisjordanie et à Gaza ». Il a aussi reçu 50000 Euros du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement, 50000 Euros de la Voix de l’Enfant pour la période de 24 mois.

La période rapportée dans ce rapport narratif concerne l’année 1 de ce programme s’étendant du 1er janvier au 31 Décembre 2008.

EJE, association palestinienne et francophone, est présente auprès des populations palestiniennes depuis 6 ans. A Gaza depuis décembre 2002 et en Cisjordanie depuis juin 2006, EJE s'est attachée à travailler en vue de l'amélioration des conditions de vie des enfants palestiniens les plus vulnérables et de contribuer à l’application des droits les plus fondamentaux des enfants au sein des camps de réfugiés palestiniens afin de favoriser leur développement personnel.

Depuis janvier 2008, EJE poursuit son aide aux enfants palestiniens grâce au soutien à 10 centres d’animation et à la mise en place d’un programme de formation pour les équipes locales. D’autre part, EJE participe également au développement de la francophonie en Palestine grâce à la première école maternelle franco-palestinienne à Bethléem qui s’est développée pour sa deuxième année d’existence par l’ouverture de 2 nouvelles classes de maternelles.

Le programme de soutien aux centres d’animation est réalisé en Cisjordanie avec les partenaires palestiniens de 6 camps de réfugiés : Shu’fat et Jalazone (depuis 2006), Aqbat Jaber, Alaroub, Deir Ammar et Nur Shams (dans le cadre de la subvention de la DGCD et du MAE) et à Gaza avec 4 associations de femmes dans les camps de Jabalia et Rafah (depuis 2006) et Maghazi et Bureij (grâce au soutien de la Belgique et de la France).

Ayant pris quelque retard au cours du premier trimestre du à l’absence de liquidités, le projet se déroule actuellement dans de bonnes conditions, malgré la situation politique qui reste tendue et les difficultés de déplacements pour les équipes sur le terrain. Par contre, la réalisation du programme sur Gaza, risque d’avoir quelques modifications par rapport au plan initialement prévu, pour faire face aux nouveaux besoins survenus suite à l’agression Israélienne sur Gaza qui a commencé le 27 décembre 2008.

La société palestinienne subit de plein fouet les effets de la division politique entre Gaza et la Cisjordanie et assiste avec impuissance et mépris à une lutte fratricide pour un pouvoir « sans beaucoup d’autorité sur le terrain ». Les territoires palestiniens étant soumis à une occupation de facto avec une administration civile palestinienne, très souvent impuissante suite à un discrédit dû à la corruption, l’incompétence dans beaucoup de domaines et l’échec du processus de paix.

Le retrait israélien unilatéral de Gaza, tout en maintenant le contrôle des frontières, a transformé la Bande de Gaza en prison à ciel ouvert pointant les fissures d’une autorité palestinienne sans réel pouvoir, annihilée par les attaques répétées de l’armée israélienne ou par la corruption de certains de ses dirigeants. Ville après ville, le pouvoir change de main passant du Fatah au Hamas dans l’espoir d’un minimum de sécurité à l’intérieur des enclaves palestiniennes.

En juin 2007, suite à des combats inter-Palestiniens, le Hamas a pris le contrôle total sur la Bande de Gaza, qui a été déclarée quelques semaines plus tard par Israël comme territoires ennemis avec une politique de sanctions collectives appliquées par Israël qui prend la totalité de la population civile en otage.

L’année 2008 a marqué le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme du 10 décembre 1948. Cet anniversaire coïncidait pour la Palestine avec les 60 ans de la « Nakba = La Catastrophe » : 60 ans de non droit et de déni de l’existence des palestiniens en tant que peuple, de non reconnaissance du nettoyage ethnique dont ils ont été victimes (80% des palestiniens vivant en Palestine avant 1948 ont été chassés par les milices sionistes pour permettre la création d’Israël) et qui a mis fin à leurs aspirations d’indépendance et d’auto détermination. C’est entre autre pour les réfugiés palestiniens 60 ans d’exil et de vie en camps dans des situations extrêmement difficiles.

60 ans après la Nakba, la Palestine occupée survit encore d’une Nakba à l’autre et reste aujourd’hui l’un des pays où les droits de l’Homme les plus fondamentaux sont bafoués du fait de l’occupation et de la discrimination dont la population autochtone est encore victime.

Le 27 décembre 2008, l’Armée d’Occupation Israélienne a déclenchée l’opération « Plomb durci » qui a durement touché la population civile et surtout les enfants. A l’heure ou on faisait la conclusion de ce rapport, plus de mille civils avait déjà trouvé la mort (dont presque 400 enfants) et environ 8000 ont été blessés.

Avant cette opération militaire, la situation de Gaza était déjà catastrophique après 2 ans de siège. D’après Raji Sourani, directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme à Gaza : « Avant que cette guerre ne commence, le 27 décembre, Gaza était déjà dans une situation désastreuse. Depuis le début du siège, il y a deux ans, le taux de chômage ou d’activité non rémunérée a atteint près de 67 % ; quelque 90% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Nous comptions déjà des problèmes fondamentaux, comme l’électricité, le gaz, l’eau, l’effondrement du système de santé… La plupart de ces questions se posaient avant l’attaque israélienne. Désormais, en plus de tout cela, nous devons faire face aux destructions matérielles massives et aux pertes humaines. Il n’y a aucun endroit où l’on est en sécurité à Gaza ». Et Raji poursuit : « Le droit de vivre, qui est le plus élémentaire des droits de l’homme : plus de 1300 vies innocentes ont déjà été emportées. Ajoutons à cela le droit au traitement médical, car les Israéliens détruisent nos ambulances ; le droit à l’éducation, avec le bombardement de nos écoles et de nos universités. Israël est en train de violer presque tous les articles des Conventions de Genève ».
Les enfants palestiniens et les réfugiés en particulier sont les premiers affectés par la dégradation de la situation économique, le chômage massif et l’augmentation de la pauvreté (44% des palestiniens vivent sous le seuil de pauvreté selon la Banque Mondiale). Les difficultés auxquelles font face les parents se répercutent sur l’éducation des enfants, ces difficultés rendent les parents très irritables, violents ou parfois indifférents aux problèmes des enfants. Les enfants sont dès lors victimes d’une triple violence qui s’exerce sur eux par l’occupation, par la famille et par l’école.

Malgré cette situation très compliquée, EJE a réussi à ouvrir et soutenir 6 nouveaux centres d’animation pour les enfants de 6 à 14 ans dans les camps de réfugiés de Aqbat Jaber, Deir Amar, Al Aroub, et Nur Shams en plus des 2 centres soutenus depuis 2006 (Shu’fat et Jalazone) en partenariat avec des ONG locales ou des comités populaires des camps concernés. EJE soutien également 4 centres dans la Bande de Gaza en partenariat avec les associations de femmes de Rafah et de Jabalia (depuis 2006) et Bureij et Maghazi depuis Avril 2008. Ces centres représentent des espaces protégés où le jeu éducatif occupe une place centrale. Les enfants y pratiquent des activités favorisant leur épanouissement : jeux, peinture, théâtre, danse et chants traditionnels, ainsi que des activités culturelles et sportives. Entourés par des animatrices et des animateurs issus de leur communauté et formés à cette profession, ces enfants bénéficient d’un appui psychopédagogique qui passe notamment par les activités ludiques. Les centres sont aussi un espace de dialogue, de formation et de sensibilisation pour les parents et les enseignants à la prise en charge des enfants dans les situations de crise, et à la promotion des Droits de l’enfant.
Durant la période couverte de janvier à décembre 2008, le projet EJE a ainsi contribué à l’amélioration du bien-être psychosocial et de l’environnement éducatif des enfants palestiniens les plus vulnérables en Cisjordanie et à Gaza en soutenant et développant des projets socio-éducatifs pour les enfants dans le cadre de centres d’animation, à travers la mise en place d’activités d'appui psychosocial et éducatif, la formation professionnelle du personnel local et le soutien aux associations partenaires; et en développant des activités d’animation autour des droits de l’enfant, dans le cadre de réunions de sensibilisation, de rencontres et d’échanges entre familles, enseignants, professionnels de l’enfance et acteurs locaux ainsi qu’entre enfants de différentes communautés.

Rappel des objectifs initiaux

 

Objectif général

L’objectif général est de contribuer à l’amélioration du bien-être psychosocial et de l’environnement éducatif des enfants palestiniens les plus vulnérables en Cisjordanie et à Gaza.

Objectifs spécifiques

 

  • Faciliter au niveau national la communication entre professionnels de l’enfance et promouvoir l’échange et la capitalisation d’expériences, à travers un séminaire annuel, favorisant ainsi le travail en réseau dans le secteur de l’éducation non formelle et du soutien psychosocial.
  • Soutenir et développer des projets socio-éducatifs pour les enfants et les jeunes dans le cadre de « centres d’animation », à travers la mise en place d’activités d'appui psychosocial et éducatif, la formation professionnelle de personnel local et le soutien aux associations partenaires.

 

  • Développer des activités d’animation en réseau autour des droits de l’enfant, dans le cadre de réunions de sensibilisation, de rencontres et d’échanges entre familles, enseignants, professionnels de l’enfance et acteurs locaux ainsi qu’entre enfants de différentes communautés.

Soutenir et développer des activités d’appui psychosocial et éducatif

 

Soutien à 10 centres d’animation en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza

- Activités de soutien psychosocial : expression, jeu et soutien scolaire dans les centres
Les centres d’animation sont ouverts 6 jours par semaine durant le temps libre des enfants qui les fréquentent ! Les dispositifs d'activités ont été mis en place en tenant compte du rythme de fréquentation des enfants (3 fois par semaine par enfant) et des horaires d'écoles (système de double shift où un groupe va à l'école le matin et un autre groupe l'après midi).
Les enfants ont une place importante dans le choix et le déroulement des activités. La pédagogie et les méthodes de travail favorisent leur participation et les encouragent à être acteurs à part entière du projet. Le travail sur le long terme permettra à un grand nombre d’enfants de saisir l’importance de leur place et leur rôle dans le cadre de travail général. Dans les premières semaines de fonctionnement, les enfants ont déjà participé à la rédaction de la charte des lois dans le centre et à la programmation d’activités en fonction de leurs centres d’intérêts.
Pour la structuration du temps de l’enfant et l’organisation de l’activité dans les centres, chaque équipe a mis en place, en plus de ces espaces permanents (la ludothèque, l’espace dessin et expression artistique, l’espace théâtre et danse folklorique), des ateliers non permanents (tels que le cirque, masques, ombres chinoises) et des événements (fête des mères, journée du droit de l’enfant …). A ces 3 catégories d’activités, s’en rajoute une quatrième qui est transversale : les projets.

La notion du projet est transversale à tout le centre, il peut partir d’un espace permanent comme d’un atelier et aboutir à un événement (fête des clowns par exemple). Le projet peut partir des idées des enfants qui en parlent aux animateurs, qui deviennent les garants de l’aboutissement du projet (si l’idée est réaliste et réalisable avec les moyens disponibles dans le centre). Par la suite, avec les animateurs, les enfants déterminent ensemble l’objectif à atteindre, se donnent des échéances, des rendez-vous, et des moyens.
Les activités proposées aux enfants s’inscrivent dans une perspective de continuité, de façon cohérente au projet éducatif: les enfants réalisent en groupe plusieurs activités d’expression (pièces de théâtre, exposition de dessins, productions écrites ou manuelles) chacune se déroulant sur une période de 3 mois. Ce système permettra aux animateurs de mieux suivre l’évolution des enfants.
De manière générale, chaque centre disposait, à la fin décembre 2008, des lieux suivants pour l’organisation des activités avec les enfants :

  • une salle réservée à la ludothèque organisée d’après le système ESAR de classification des jeux
  • une salle réservée aux activités manuelles (dessins, graphisme…)
  • un coin « contes et livres » pour les activités de récit, lecture et écriture
  • une grande salle polyvalente pour les activités de théâtres, musique et danse…
  • la cour du centre pour les activités de jeux extérieurs et sportifs

Quelques activités ont eu lieu, si besoin était, dans les écoles voisines (UNRWA) ou dans un autre centre du camp.
A travers les activités de soutien scolaire mises en place au sein des centres d’animation, nous comptons soutenir les enfants dans leur processus d’apprentissage, éviter l’échec scolaire et faire retrouver aux déscolarisés le chemin de l’école. Les rencontres régulières entres les équipes EJE, les parents et les enseignants de l’UNRWA ont permis de repérer les enfants fragiles, ayant entamés une démarche de fuite de l’école pour les intégrer à nouveau dans le système scolaire. Les centres ont aussi proposés une aide aux devoirs et des activités de soutien scolaire pour les enfants qui en avaient besoin.
- Suivi psycho pédagogique des enfants

EJE assure également le suivi psycho pédagogique des enfants participant aux activités et notamment des plus vulnérables. 2 psychologues ont été recrutés par EJE pour assurer le suivi psychologique des enfants et aider les animateurs dans leur pratique avec les enfants.

La mise en place de cette activité vise également la création d’un réseau externe permettant de référencer les enfants en grande difficulté et les référer au ONG proches pour un soutien continue et spécialisé.
Dans ce cadre, les psychologues d’EJE interviennent 2 fois par semaine et par centre. Ils participent aussi aux activités des enfants et peuvent les observer directement. Ils travaillent dans le cadre d’un réseau, pour référer les enfants qui demandent une intervention thérapeutique, à des partenaires locaux tout en assurant le suivi de l’enfant lorsqu’il n’est pas placé. Vous trouverez en annexe les rapports internes réalisés par les psychologues pour mesurer l’impact des actions EJE sur les enfants.

Soutien à la francophonie

 

EJE est une ONG francophone, dont l’un des objectifs relève du soutien actif à la francophonie.

Depuis septembre 2007 EJE gère la première école maternelle française de Palestine. L’école maternelle du Petit Prince accueille, les enfants palestiniens qui désireraient apprendre le français. Par la présence de professeurs français EJE va organiser aussi des rencontres et des formations destinées aux professeurs palestiniens sur les nouvelles pédagogies utilisées en France. En septembre 2008, l’école du Petit Prince a accueilli une volontaire belge, venue soutenir les projets d’EJE pour un an.

L’école du Petit Prince est un projet pilote sur Bethléem qui vise à scolariser des enfants palestiniens dans le système scolaire français et de proposer des échanges pédagogiques avec les professeurs palestiniens sur les pédagogies nouvelles. Le système éducatif palestinien est un système sclérosé par le bourrage de crane et utilise uniquement l’enseignement traditionnel. Le Petit Prince propose une éducation nouvelle basée sur le partenariat avec l’enfant, le développement de ses potentiels, de sa créativité, son estime de soi, sa confiance en ses capacités et la qualité relationnelle avec un adulte. Cette relation avec l’adulte est basée sur le respect mutuel, sur la sensibilisation et l’éveil de la curiosité chez l’enfant.
L’école maternelle a pour mission d’aider chaque enfant à grandir, à conquérir son autonomie et à acquérir des attitudes et des compétences qui lui permettront de construire des apprentissages fondamentaux. Elle s’appuie sur la capacité d’imitation et d’invention de l’enfant et sur le plaisir de l’action et du jeu. Elle multiplie les occasions de stimuler son désir d’apprendre, de diversifier ses expériences et d’enrichir sa compréhension. Elle est attentive à son rythme de développement et de croissance.
Le programme de l’école maternelle n’est pas encadré par un horaire contraignant. Il présente les grands domaines d’activités à aborder sur les trois ans de la scolarité. Il fixe les objectifs à atteindre et décrit les compétences à construire, avant le passage à l’école élémentaire.

  • Le langage au cœur des apprentissages
  • Apprendre à vivre ensemble
  • Agir et s’exprimer avec son corps
  • Découvrir le monde
  • Enrichir sa sensibilité, son imagination, sa création

Formation de personnel socio-éducatif

 

- Mise en place d’une formation professionnelle d’animateurs et de responsables de centres

EJE a mis en place plusieurs sessions de formation au cours de la période :

Après un diagnostic des besoins en formation réalisé au démarrage du projet, EJE a mis en place une formation continue se déroulant sur la totalité du programme en Cisjordanie (de janvier 2008 à juin 2010).

L’objectif de la formation est de professionnaliser des cadres dans l’animation psychosociale par une formation théorique, pratique et continue.

A la fin de la formation, les responsables des structures seront capables de :

  • Proposer et mettre en place des projets d'animation dans le domaine psychosocial.
  • Gérer et manager une équipe et une structure comme les centres d’animation
  • Développer un partenariat.
  • Travailler en réseau.

Et les animateurs seront capables de mobiliser et de mettre en œuvre les connaissances nécessaires à la conduite d'une action d'animation psychosociale en fonction d'un public spécifique.
Cette formation utilise une pédagogie active qui requiert l'implication continue des participants. Interventions théoriques et techniques, exercices pratiques, simulations, études de cas, travaux de groupe et individuels, pratique des technologies de communication sont proposées en alternance. S'y ajoutent des séquences d'évaluation périodiques, une recherche individuelle, la rédaction et la présentation de travaux personnels.

Il y a 4 unités ou modules dans la formation théorique (minimum 100 heures théoriques par module)

Module 1 - Pédagogies et Relations Humaines
Module 2 – Techniques d’Animation
Module 3 – Gestion - Administration – Organisation
Module 4 – Environnement social de l’animation

La formation théorique (continue ou en session) se déroule sur 24 mois à partir de juin 2008 comme suit :

  • 6 jours de formation en groupant les 6 centres tous les 3 mois (42 heures),
  • 2 journées mensuelles (le 1er et 3ème vendredis de chaque mois).
  • 2h30 par semaine et par centre pour chaque équipe.

De janvier à décembre 2008, EJE a mis en place plusieurs sessions de formation théorique représentant 310 heures d’intervention.

 

Les formations, offertes par les professionnels d’EJE et des intervenants extérieurs, ont permis aux animateurs et aux responsables d’acquérir des notions fondamentales autour de la psychopédagogie (développement de l’enfant, le jeu et le rôle de l’animateur) et de la gestion et de l’organisation d’un centre d’animation.

Par ailleurs, en 2008 il y a eu 11 sessions de formation en interne (pour les équipes d’animateurs et bénévoles des centres partenaires), (3 à 4 jours pour chaque session représentant 74 heures au total) autour du développement de l’enfant qui ont traité les sujets des certains troubles des enfants (l’enfant et le mensonge, l’énurésie chez les enfants, l’écoute active des enfants, la gestion du stress des enfants) mais également écriture des projets, communication et mobilisation des ressources.

La formation pratique, durant laquelle les directeurs des centres et les animateurs seront évalués sur des objectifs fixés au préalable avec le pédagogue et le coordinateur de la mission, fait aussi partie intégrante de la formation.
Deux périodes de 14 jours en continu ont été évaluées durant l’année 2008. Ceci représente des périodes particulières de travail pendant lesquelles le stagiaire (responsable ou animateur) est considéré comme étant en stage pratique. L’objectif de ce stage pratique est de mesurer l’écart entre l’acquisition théorique et les compétences pratiques.
Par exemple pour un directeur il s’agit de savoir s’il a la capacité à concevoir un projet pédagogique pour le centre d’animation en cohérence avec les objectifs du programme ; de le négocier et de le mettre en œuvre d’organiser le travail de son équipe, de repérer et valoriser les compétences de l’ensemble des acteurs, avec l’équipe d’animation ; de gérer son équipe, de réguler les conflits, de former son équipe au quotidien, d’organiser le centre d’animation dans le respect de la convention signée avec EJE, d’assurer le suivi administratif, budgétaire, de la communication avec les parents, les autres partenaires …

Du matériel d’appui a été fourni et utilisé pour la formation : des livres en langue arabe ont été mis à la disposition des stagiaires sur les thèmes suivants : psychologie, pédagogie, animation, gestion des ressources humaines, résolution des conflits, écriture de projets pédagogiques, organisations des jeux, le système ESAR.

Les formations seront complétées, dans la suite du programme, par un suivi régulier de la pratique des animateurs et des responsables ainsi que par des sessions de formation spécifiques et ponctuelles assurées par l’équipe EJE, des ONG locales spécialisées et des professionnels externes.

D’autres formations sont programmées avant la fin du projet et notamment durant le premier semestre 2009:

  • Une formation spécifique à la création et la gestion de ludothèque scientifique aura lieu sur Bethléem à partir du 25 janvier 2008 (durée de 21 jours en 3 sessions).

 

  • Une formation de 5 jours destinée aux Conseils d’Administration des ONG partenaires sur le rôle et la fonction des ONG dans le développement durable de la société pour février 2009.
  • Une formation sur la fabrication des jeux en bois est également prévue en mars et en juin 2009 avec l’ONG Peuple et Culture de Nantes.

 

- Suivi psychopédagogique du personnel des centres par l’équipe d’EJE

Les 3 responsables pédagogiques et les 2 psychologues travaillent en alternance dans les 10 centres au rythme de 2 jours par semaine. Chaque psychologue effectue 2 séances de « groupes de paroles » avec les équipes dans chacun des centres. Les groupes de paroles aident les animateurs à dépasser leurs difficultés personnelles et ainsi être plus disponible et à l’écoute active des enfants.
 
- Formation continue des animateurs bénévoles

Une demi-journée par semaine est consacrée à la formation continue du personnel des centres. Cette formation est effectuée en alternance sur des thèmes pédagogiques ou psychologiques en fonction des besoins des animateurs.

Soutien aux associations locales

 

Le soutien aux associations partenaires devrait développer leurs capacités et favoriser à terme leur autonomie sur les plans pédagogique, organisationnel et financier.

- Appui matériel et financier

Les travaux complémentaires dans les bâtiments des 10 centres sont des investissements importants pour le développement des associations. De plus un apport en matériel pédagogique et en équipements a été effectué pour tous les centres. Des acquisitions complémentaires ont été effectuées tout au long du programme pour parfaire l’organisation des ludothèques et le bon déroulement des activités.
Les animateurs reçoivent une indemnité financière mensuelle de la part d’EJE dans le cadre de la convention de partenariat signée avec les 10 partenaires associatifs.

- Appui pédagogique

La réflexion sur la méthodologie de projet et sa mise en place à travers les activités ludiques a pu commencer avec l’équipe psychopédagogique recrutée. Les animateurs ont reçu une formation solide et sont soutenus quotidiennement dans leur pratique par l’équipe d’EJE.

- Appui administratif et structurel

Cet appui concerne l’aide méthodologique à la structuration pour les cadres des 10 associations qui gèrent les Centres. Le coordinateur d’EJE continue son soutien en formation en matière de suivi budgétaire et de gestion financière.

Développer des activités d’animation en réseau

 

Afin d’augmenter l’impact des actions du programme, d’améliorer les relations parmi les différents acteurs du secteur de l’enfance et de briser l’isolement des camps palestiniens, EJE travaille en réseau avec plusieurs structures à l’intérieur et à l’extérieur des camps de réfugiés. 2 animateurs réseau ont été engagés à cet effet pour la Cisjordanie et Gaza.

Organisation de camps d’été et rencontres entre enfants et animateurs de différentes communautés

 

- Organisation d’évènements ludiques, sportifs et culturels entre enfants  de différents camps

La reprise officielle des 10 centres par EJE a eu lieu sous forme de journées d’animation «portes ouvertes» et ont représenté un moment important en sensibilisant les communautés à la réouverture des centres au sein de leur quartier, et en permettant une activité en réseau significative avec un grand nombre d’enfants et d’intervenants. Ces évènements ont été réalisés grâce à la collaboration des animateurs de tous les Centres soutenus par le programme.

Des milliers d’enfants (1200 à Shu’fat, 1000 à Jalazone, 1650 à Nur Shams, 1500 à Aqbat Jaber, 1200 à Deir Amar et 600 au camp d’Al Aroub) ont participé aux nombreuses activités de jeu, de danse, d’atelier d’art. Des dizaines de familles des camps (de 40 à 50 familles par camp), plusieurs acteurs dans le domaine psychosocial (les conseillers et psychologues de l’UNRWA et d’autres associations) ont participé de façon active à la mise en place du programme d’activités.

La période d’été 2008 a été propice au développement des événements ludiques, culturels et sportifs organisés et soutenus tout au long du programme pour mettre en lien des enfants et animateurs de différentes communautés. EJE a soutenu 10 camps d’été dont 2 au camp de Shu’fat, 1 à Jalazone, Aqbat Jaber, Deir Amar, Nur Shams,  Maghazi, Bureij, Rafah et Jabalia. En juillet 2008, EJE a organisé le 2ème camp d’été pour 30 enfants dans le cadre du « parlement des enfants Karame » à Hébron avec la participation de 4 ONG palestiniennes (Al Rowwad, LOWNP, Hébron France et Shu’fat).

Actions de sensibilisation autour des Droits des enfants

 

Les activités de sensibilisation sont adressées aux familles, enseignants, acteurs sociaux, autour des droits et besoins psychosociaux des enfants; ces actions seront menées en partenariat avec les autres organisations intervenant dans le même domaine.
Plusieurs visites et réunions se sont déroulées au cours de la période avec d’autres associations, locales et internationales, travaillant dans les camps, prenant en compte les autres projets existants comme le projet de l’Unrwa « Safe and stimulating schools ». EJE a joué un rôle important en y prenant part dès la phase de concertation avec les ONG locales et internationales travaillant dans les camps de réfugiés. EJE a également présenté un document de travail lors de la rencontre qui a regroupé une centaine d’acteurs de terrain (ONG, éducateurs de l’UNRWA et intervenant PSP). Ce document de travail avait l’objectif de réduire la violence dans les écoles de l’UNRWA en proposant le renforcement de la participation des jeunes dans le processus.

Par ailleurs, à Shu’fat par exemple, l’équipe EJE a coopérée avec 5 ONG étrangères impliquées dans le camp sur des projets d’animation concernant les enfants. Avec « Vento di Terra » (ONG italienne) et « Right to Play » (ONG canadienne), des actions communes sont à l’étude, dont une action sur la prévention de la violence dans le camp.

Les thèmes - choisis en commun avec d’autres acteurs travaillant dans le domaine de l’enfance et de la jeunesse- serviront à sensibiliser les parents et les différents acteurs sociaux aux problèmes de la violence, de la maltraitance, de la prévention des accidents, de la santé mentale des enfants.

Production et diffusion d’outils de sensibilisation

 

Les activités de sensibilisation sont dirigées vers les familles et les enseignants. EJE a initié l’animation des réunions de sensibilisation en 2008 autour des sujets choisis par les parents et les enseignants tels que les problèmes psychosociaux, et comment aidé son enfant dans les situations difficiles. Ses rencontres bimensuelles ont été animées par l’équipe EJE et les équipes des centres et ont été également des temps de mise en pratique des connaissances théoriques des animateurs en formation.

Avec le personnel éducatif et psychosocial de l’UNRWA, et les autres organisations intervenant dans le domaine psychosocial et de l’enfance, EJE a amorcé une action de réflexion autour de la violence sur les enfants. Cette action vise à mettre en place un plan d’action pour prévenir et mitiger la maltraitance sur les enfants.

EJE a constitué une base de données de documents réalisés par l’association ou par d’autres ONG en langue arabe.

EJE et ses partenaires ont largement contribués à la finalisation des productions des outils de sensibilisation aux droits des enfants durant 2008. Ses outils seront diffusés en lors de la rencontre régionale « pour la Bientraitance des enfants » et dans le cadre du réseau pour les 33 ONG impliquées dans ce travail en Cisjordanie et 24 ONG dans la Bande de Gaza.

La production s’est concentrée sur la prévention de la maltraitance. Des documents en langue arabe ont été édités pour être distribués aux enfants, parents et travailleurs sociaux.

Certains de ces documents visent la prévention des abus sexuels sur les enfants et visent à développer la réflexion autour d’un thème tabou en Palestine : les agressions sexuelles sur les enfants. EJE a éditée des documents pédagogiques dans le cadre du réseau constitué par les 33 organismes, qui visent à déployer tous les moyens possibles pour prévenir et protéger les enfants victimes d’agressions.

Une autre campagne contre la drogue est aussi en phase finale de construction autour de la prévention du tabagisme. Elle vise les enfants de 7 à 8 ans autour d’une sensibilisation aux dangers du tabac. Le titre étant « Jamais la première cigarette ».

Ces activités s’inscrivaient dans le cadre de la rencontre régionale qui prévoyait notamment :

1/ la mise en réseau d’une équipe régionale de professionnels et de personnes ressources dans le domaine de l’éducation non formelle avec l’organisation de rencontres régionales avec les équipes d’EJE,
2/ l’élaboration et la diffusion de ressources pédagogiques en langue arabe.

Cette rencontre régionale a dû être reportée à cause du bouclage de la Bande de Gaza et en suivant les conseils de tous les partenaires français impliqués et voulant y assister. EJE espère pouvoir tenir cette rencontre en 2009 si la situation de déplacement des palestiniens la permettrait. Dans l’impossibilité d’organiser cette rencontre, des rencontres et des séminaires seront organisées en Cisjordanie et à Gaza avec un système de vidéo conférence afin de permettre aux professionnels de l’enfance de partager leurs savoir faire et d’élaborer ensemble de ressources pédagogiques.

L’accueil des volontaires et des stagiaires

 

Un des objectifs d’EJE est de permettre à des jeunes du monde entier, issus des cultures différentes, de vivre une expérience unique dans les Territoires Palestiniens et ainsi partager les difficultés que rencontrent les jeunes palestiniens de leur âge. C’est en offrant à des jeunes de vivre cette expérience, que EJE renforce leur accès à l’analyse de l’information basée sur un témoignage vivant plus que sur les chaines d’informations dans le but de former les citoyens responsables et solidaires de demain pour être des partisans de paix et des constructeurs des ponts entre les différentes cultures.

Durant 2008, EJE a accueilli 5 jeunes stagiaires et 4 volontaires expatriés (un allemand, une belge, 2 américains, 5 français) pour des durées allant d’un mois à toute une année de volontariat au service des enfants palestiniens. Chacun selon ses compétences a su apporter le meilleur de lui-même par un engagement vivant et une solidarité active au service de l’enfance défavorisée.

Les résultats

 

Les bénéficiaires

Les enfants

 

En offrant aux enfants des espaces d’accueil où ils peuvent pratiquer des activités propres à leur âge et s’expérimenter comme individus et comme personnes sociales, et où ils sont encadrés par un personnel formé à leur écoute, le projet leur permet de retrouver des repères et de regagner une certaine confiance en eux et vis à vis de l’extérieur grâce à ce nouvel environnement éducatif.

  • Nombre d’enfants bénéficiaires des centres

 

Les tableaux suivants montrent le nombre d’enfants ayant bénéficiés des activités dans les 10 centres durant 2008. Ils montrent également le taux de fréquentation et les enfants ayant participés aux activités de mise en réseau ou de journées portes ouvertes organisées par les centres d’animation.

 

Al Aroub

Jalazone

Shu’fat

Aqbat Jaber

Deir Amar

Nur Shams

Enregistrés

285 enfants (182 filles et 103 garçons)

250 enfants (125 garçons et 125 filles)

125 enfants (55 garçons et 70 filles)

132 enfants (75 garçons et 57 filles)

280 enfants (95 garçons et 185 filles)

550 enfants (208 garçons et 342 filles)

Fréquentation quotidienne

80 enfants par jour

100 enfants par jour

110 enfants par jour

45 enfants par jour

148 enfants par jour

140 enfants par jour

Journées portes ouvertes

600 enfants

1000 enfants

1200 enfants

1500 enfants

1200 enfants

1650 enfants

On note que la moyenne d’enfants enregistrés dans les 6 centres d’animation de la Cisjordanie est de 270 enfants avec une majorité de filles et que la fréquentation moyenne quotidienne s’élève à 104 enfants soit un total de 31 150 journées enfants pour 2008. Enfin, tous les centres en Cisjordanie sont mixtes et accueillent les 2 sexes sans distinctions.

 

Rafah

Jabalia

Bureij

Maghazi

Enregistrés

300 (200 filles et 100 garçons)

160 (84 filles et 76 garçons)

150 (82 filles et 68 garçons)

250 (158 filles et 92 garçons)

Fréquentation quotidienne

160

140

120

160

Journées portes ouvertes

1600

1850

1050

1450

La moyenne d’enfants enregistrés dans les centres à Gaza est de 215 enfants avec plus de filles que des garçons et que la fréquentation moyenne quotidienne s’élève à 145 enfants soit un total de 43 500 journées enfants pour 2008. Aussi, tous les centres dans la Bande de Gaza sont mixtes et accueillent les 2 sexes sans distinctions.

  • Taux de participation des enfants aux activités 

 

Le planning des activités doit permettre à tous les enfants de participer régulièrement aux trois rencontres hebdomadaires prévues pour chaque groupe d'enfants.
Les registres de présence et les tableaux de suivi de la participation des enfants aux activités indiquent que la majorité des enfants inscrits dans les centres a participé aux activités de façon régulière.

  • Nombre d’enfants ayant participé à des activités en réseau

 

17 310 enfants ont participé à des activités d’animation dans le cadre d’évènements ludiques, sportifs et culturels pendant les journées portes ouvertes des inaugurations et des animations faites dans le cadre du réseau EJE.

Les professionnels des centres

 

Pour assurer la mise en place du projet pédagogique :

  • 5 responsables de Centres qui garantissent la gestion des ressources humaines et le respect du projet (méthodologie et procédures) et 39 animateurs qui accompagnent les enfants durant les activités et qui font aussi le lien avec la communauté ont été recrutés. Une dizaine de bénévoles les aide.
  • 5 responsables et 50 animateurs sont intégrés dans un processus de formation continue
  •  100 animateurs ont participé aux activités liées aux évènements spécifiques ludiques, sportifs, culturels.

Les responsables des centres et leurs animateurs sont issus des camps dans lesquels ils travaillent; ils ont en moyenne 25 ans et sont 29 femmes et 10 hommes. Ils sont étudiants ou professionnels de l’animation en formation avec EJE.

 

  •  

Conclusion

Durant les 12 derniers mois, EJE a réussi une grande mutation et continue encore les réformes pour devenir une ONG active et innovante dans les domaines de l’éducation et de la formation professionnelle. D’une société à but non lucratif avec un budget de 30 000 Euros, EJE est devenue une ONG moyenne avec 20 salariés et 40 volontaires indemnisés au service de l’enfance et des pédagogies nouvelles. Son budget annuel avoisine maintenant 300 000 Euros.
La démarche d’acquisition du statut d’ONG démarrée en mars 2007 auprès du Ministère Palestinien de l’Intérieur, a aboutit à l’enregistrement d’EJE en tant qu’ONG depuis février 2008 après 5 ans de réussite et de services rendus à l’enfance en tant que société à but non lucratif. Cette modification juridique était faite dans un souci d’augmenter la transparence et le processus démocratique dans le choix des administrateurs d’EJE. Aujourd’hui EJE compte 35 membres actifs dans son Assemblée Générale.
EJE a réussi également à s’ouvrir au monde en s’intégrant dans un réseau international et en devenant membre de plusieurs réseaux au service de son idéal : Faire grandir en humanité  les enfants qui lui sont confiés!
EJE est maintenant membre actif de la Voix Des Enfants, une fédération de 79 associations dans 98 pays, qui militent pour la protection des enfants du monde entier. EJE est aussi membre de la Ligue Internationale de l’Enseignement, de l’Education et de la Culture Populaire. La Ligue base son action sur l’éducation au développement et sur le soutien aux sociétés civiles et aux systèmes éducatifs dans les pays du Sud. Son action est toujours le fruit d’un échange de pratiques, d’un partenariat équitable, où le rôle des associations du Nord est complémentaire de celui des associations du Sud. Enfin EJE est aussi membre actif de la fondation Anna Lindh dont l'objectif principal consiste à rapprocher les personnes et les organisations des deux rives de la Méditerranée. Les échanges et la coopération seront encouragés, dans un esprit de tolérance, de compréhension et de solidarité. La Fondation se présente comme un réseau unissant, à partir d'Alexandrie, les 35 réseaux nationaux établis par les Etats membres du Partenariat euro-méditerranéen.
Le travail réalisé en Palestine par EJE de début janvier à fin décembre 2008 a permis de soutenir 10 centres d’animation dans 10 camps de réfugiés en Cisjordanie et à Gaza, dont les activités ont bénéficié à un grand nombre d’enfants et d’acteurs travaillant dans le domaine de l’enfance.
Les projets d’animation ludiques organisés ont permit à plusieurs milliers d’enfants de la bande de Gaza et de la Cisjordanie de s’exprimer, d’apprendre et se développer par le Jeu et la participation spontanée et libre aux activités de loisirs dans leurs quartiers et lieux de voisinage.
Les comptes-rendus de visites de terrain de l’équipe EJE (pédagogue, psychologue, coordinateur expatrié) chargée de la formation et du suivi des responsables des centres et des animateurs, font état de l'évolution positive de la mise en place du dispositif des actions de soutien psychosocial et éducatif, avec et à travers les centres, en direction des enfants.
L’organisation actuelle des espaces d’accueil et d’activités, la gestion des moyens et ressources mis en place, ainsi que la qualité du travail pédagogique et psychologique avec les enfants témoignent de l’appropriation du projet de la part des associations partenaires.
Les éléments récoltés sur le terrain ont montré que les centres sont maintenant reconnus par la communauté locale et surtout par l’UNRWA pour leur impact sur les enfants et les parents. Les centres ont permis aux parents de s’intéresser davantage à la scolarité de leurs enfants, de renouer le dialogue avec les enseignants dans un cadre neutre, de rencontrer des spécialistes qui répondent à leurs inquiétudes concernant l’éducation et la santé de leurs enfants. Ils ont donné une reconnaissance sociale aux volontaires qui y travaillent, et un début de reconnaissance professionnelle pour le métier d’animateur.
La mise en réseau entre les centres et les ONG locales a avancé et des projets communs ont pu voir le jour dans chacun des 10 camps. Ces projets de partenariat sont une nouveauté pour les centres et leur réussite a permis de limiter les conflits entre les acteurs du terrain.
Pour la suite du projet, EJE va continuer son combat au service de l’enfance en œuvrant dans des zones non desservies par les autres ONG et en soutenant des nouvelles ONG de base. La formation du personnel des centres va se poursuivre, et le suivi psychologique des enfants ainsi que les contacts avec les familles et les instituteurs vont se renforcer grâce aux nouveaux partenaires locaux d’EJE.

Avec EJE les activités d’animation en réseau vont se développer durant les 2 prochaines années, mettant en réseau les nouveaux centres avec les autres ONG travaillant dans le domaine du psychosocial et permettant le renforcement des dispositifs existants. Des rencontres avec les partenaires associatifs des milieux éducatifs, sociaux et psychologiques sont programmées pour la sensibilisation autour des droits des enfants.

Par le passé et malgré tous les défis dû à l’aggravation de la situation politique, EJE a su jouer un rôle important dans le partenariat et le réseau associatif local, par l’élargissement de ses relations avec les ONG de l’enfance ce qui renforce ses convictions pédagogiques pour éduquer une génération ouverte, compréhensive, responsable, respectueuse d’elle-même et des autres. Ce projet va s’élargir et se renforcer davantage durant la prochaine période afin de continuer à faire grandir en humanité les enfants palestiniens !
Ainsi et pour faire face aux événements récents ayant frappés la Bande de Gaza, EJE va recruter 3 psychologues et 10 animateurs de soutien psycho-social supplémentaires afin de renforcer les équipes dans les 4 centres d’animation partenaires. EJE a également entrepris grâce au soutien de ses partenaires associatifs et privés en Europe, la distribution de vêtements, de kits d’hygiène, de couvertures, des filtres à eau … pour faire face aux premières urgences causées par l’agression militaire sans oublier que la priorité d’EJE est l’autre urgence : les blessures qui ne se voient pas !

En 2009, EJE s’est donnée pour priorité de rétablir les conditions d’un développement acceptable pour chaque enfant de nos centres, en atténuant ses souffrances, en prévenant l’inscription de traumatismes durables. La réponse spontanée de l’enfant à ses propres besoins passe par le jeu et dépend des possibilités de s’exprimer qui lui sont offertes. En effet, un rapport étroit existe entre la santé mentale d’un enfant et sa capacité ludique, sa capacité à entrer dans le jeu et à jouer. S’il restaure sa capacité ludique, on peut dire qu’il va mieux. Si les enfants de Gaza et de Cisjordanie, retrouvent le plaisir de jouer le plus rapidement possible, alors on pourra dire que EJE a réussi  sa mission car « Un enfant qui joue est un enfant qui revit » !


 

 
Side

- CLIP video sur EJE

- Lettre d'infos juin 2009

- Photos des activités EJE 2008 et 2009

- Nouvelle plaquette d'information pour les programmes de 2008-2009

- Rapport d'activités 2008

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