EJE a participé au projet «Construire environnement sûr pour les enfants dans leurs écoles et société » visant à améliorer la sensibilisation des enfants de leurs droits. Ce projet est soutenu par Save the Children UK et mené par l’association Tameer et EJE, en partenariat avec l’UNRWA (l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens), et le Ministère palestinien de l’Education.
Le projet a été mené aux quatre coins de la Cisjordanie, de Hébron à Qalqiliya, de Salfit à Ramallah, atteignant ainsi de nombreux enfants et des régions isolées telles que le sud d’Hébron, des villages autour de Naplouse et autour de Qalqilia. Au total, 17 ateliers ont été organisés, pour atteindre environ 550 enfants âgés de 9 à 16 ans. La plupart des ateliers ont été organisés dans des écoles tandis que d’autres ont eu lieu dans des centres des communautés locales.
L’objectif des ateliers était de mesurer à quel point les enfants sont conscients
de leurs droits. Quel est le sens pour eux de la liberté d’expression? du droit à la vie? de droit à l’éducation?
Ces enfants ont travaillé sur ces questions pendant près de trois ans avec l’association Tameer, mais ces ateliers leur ont permis d’aller encore plus loin en les aidant là mieux comprendre leurs droits en jouant.
La durée des séances était de quatre heures durant lesquelles différentes activités ont été menées telles que les jeux, le théâtre et les discussion. Les jeux qui ont été sélectionnés par les spécialistes de EJE avaient un lien direct vers les droits humains. Par exemple, le jeu « Anti Virus » vise à se débarrasser du virus et a été utilisé pour discuter du droit à la santé et combien il est important de prendre soin du corps. Un autre jeu, «Quoridor», est un jeu où les joueurs utilisent des points de contrôle pour empêcher les autres de se déplacer. Ce jeu a permis de provoquer un débat fructueux sur la liberté de mouvement. Les réponses ont varié selon la situation à laquelle les enfants font face dans leur vie quotidienne. Certains enfants ont ainsi réalisé que l’occupation n’est pas le seul problème. Par exemple les filles du village de Amra, situé au sud de Hébron, ont dit que l’un des obstacles auquel elle sont confrontées en termes de liberté de mouvement est le manque d’infrastructures. Dans un autre endroit, à Mash’a, un village proche de Qalqalia, les enfants ont souligné que la liberté de circulation est avant tout entravée par le Mur que Israël a construit. et le manque de transport vers les principales villes. Un autre jeu, « Pentago », a quant à lui permis d’aborder les questions de discriminations. En effet, dans ce jeu les joueurs utilisent les mêmes pièces, mais doivent choisir la couleur qu’ils veulent. Cela s’est avéré un point de départ idéal pour parler des préjugés et de discrimination, et comment les personnes ne devraient pas être jugées par la couleur de la peau et que nous devons accepter les autres et respecter leurs droits.
En jouant, les enfants mettent en œuvre un de leurs droit fondamental: le droit de jouer. Ils apprennent aussi à se respecter mutuellement et que les droits s’accompagnent aussi de devoirs.
Tous les enfants étaient ravis de la séance, et ont réclamé d’avoir l’opportunité de jouer plus longtemps. Ils ont également demandé davantage d’ateliers de ce type, en particulier les filles. Les exercices de théâtre pendant lesquels les enfants pouvaient interpréter des rôles différents tirés de leur vie quotidienne, ont également été très appréciés. En jouant différents rôles et situations où certains droits sont en jeu, les enfants peuvent mieux comprendre leurs droits dans la pratique.
Les résultats ont été très encourageants. Cela prouve que le jeu peut être utilisé comme une méthode créative pour aider les enfants à se développer dans de nombreux domaines, y compris leurs droits.





