Durant la première quinzaine d’octobre, EJE a la plaisir de présenter au Bethléem Peace Center deux expositions photos réalisées par de jeunes palestiniens. Cet événement met en avant le travail passionnant et la créativité de ces jeunes.
Du 5 au 15 octobre, le Bethléem Peace Center accueille deux expositions, Youth Visions of Jerusalem and Through the lens of Refugee children. Réunis en un événement unique, elles sont le résultat de deux ateliers menés séparément, le premier à Jérusalem et le second au camp de réfugiés d’Al Arub durant l’été 2009, tous deux soutenus par EJE.
Ayant déjà reçu l’honneur d’être présentés au public trois fois chacune séparément, c’est la première fois qu’elles se retrouvent être exposées ensemble.
Youth Visions of Jerusalem
Ce projet est né de l’idée de l’association Voices Beyond Walls de conduire des ateliers de création vidéo et photos, afin de permettre aux jeunes palestiniens de Jérusalem et du camp de réfugiés de Shu’fat d’exprimer leur identité culturelles, leurs capacités personnelles de narration et leurs visions de Jérusalem, capitale de la Culture Arabe 2009.
Les ateliers ont duré 6 semaines, et ont conduit à la réalisation 6 courts-métrages ainsi que des story-boards et une sélection de photos prises par les jeunes et des photographes professionnelles illustrant les ateliers.
Pour Yasser Quos, directeur de l’African Community Society, «ce projet a permis aux jeunes de voyager à l’intérieur d’eux-mêmes, de leur environnement habituel, et de le redécouvrir avec un œil différent ».
Ce projet a reçu le support, mis à part d’EJE, des Woman and Child centers du camp de réfugiés de Shu’fat, l’African Community Youth Center de la vieille ville de Jérusalem, la fondation d’Art Contemporain Al-Ma’mal.
Through the lens of Refugee children
Cette exposition est la première présentée par le Play and Animation center du camp de réfugiés d’Al Arub. Pendant quelques mois, et après avoir reçu une formation de base par des photographes professionnelles, un groupe de 10 enfants, âgés entre 11 et 16 ans, ont parcouru le camp, appareils à la main, afin d’explorer leur camp et le découvrir d’une autre manière. Nehaya Ismael Al Rai, une des formatrices, insiste sur la signification de ce projet : « C’est le premier projet de ce genre dans le camp de réfugiés d’Al Arub. Il contribue, de manière certaine, à l’éclosion de jeunes citoyens palestiniens responsables, capables d’exprimer leurs messages ». Ce que confirme une des jeunes photographes en herbe d’Al Arub, Ilham Adawi, 12 ans : « Ces ateliers m’ont permis de développer mon sens photographique et d’autres aspects de ma personnalité. Avant, je ne savais m’exprimer que par des mots, aujourd’hui j’ai d’autres outils à ma disposition. »
A travers leur travail, les enfants nous invitent à découvrir une collection de photographies touchantes et révélatrices, qui nous permettent de comprendre en profondeur la conscience qu’ont des enfants réfugiés palestiniens de leur vie et de leur environnement.
Pour Anne Paq, une des principales photographes à l’origine des deux projets, « ces expositions valorisent le travail des jeunes. Elles leur ont prouvé, que s’ils ont la volonté, ils peuvent arriver à un travail artistique reconnu ». Elle se réjouit surtout d’avoir pu rassembler les deux expositions et les deux groupes d’artistes, de Jérusalem (le camp de réfugiés de Shu’fat étant incorporé dans la municipalité de Jérusalem) et d’Al Arub : « Le but de cette exposition commune est également de se faire rencontrer les jeunes artistes palestiniens, et ainsi de casser l’isolement relatif dans lequel se trouve les habitants de Jérusalem ».



